Nouvelles

samedi 29 novembre 2014

Les temps changent‏

1960 : Chère amie, mon médecin le docteur Durand m'a trouvée eeeeepuisee ! Il m'a conseillé d'aller prendre les eaux. J'y pars à la fin du mois pour trois semaines.
2014 : Oulah ! J'ai forcé sur les hamburgers, j'ai fait du lard et des boutons, peut-être bien qu'il faudrait que j'ailles me faire cuire un coup au hammam. 

1960 : Il parait que c'est souuuverain (partir dans les aigus sur le ou) pour le foie, j'y retourne pour la troisième année consecutive et je revis. L'année prochaine, j'y emmène mon Robert, le docteur Durand ne cesse de lui répéter qu'à se surmener ainsi, il risque l'apoplexie.
2014 : Entre le sauna et le hammam, je vais suer un bon coup et tu vas voir, bing les toxines, du coup j'aurais un organisme en béton pour entreprendre les fêtes ! Moi, des que je fais un excès, un jus de carottes et un coup de sauna.

1960 : Bonjour Madame Gérard, vous aussi vous refaites votre cure ? Comme je vous comprends, avec vos cinq enfants et le dernier qui fait de l'asthme, comme ça dois vous soulager ! Et votre goutte ne s'en porte que mieux, dites-vous ?
2014 : Salut Gégé, toi aussi tu viens te faire micro-onder, ben tu m'étonnes, vu la pression au boulot, faut bien un peu se faire plaisir ! On va au jacuzzi maintenant ?

1960 : Où ai-je mis mon peignoir ? Ah, suis-je sotte, j'ai vu du petit personnel le ranger dans le casier. C'est incroyable ce qu'il sont efficaces dans cet établissement. Leurs grooms sont tout bonnement adorables, savez-vous que l'établissement exige du personnel célibataire pour qu'ils soient plus disponibles ? 
2014 : Bon sang mais ils ne savent pas lire ou quoi ? Je ne rêve pas, il y a bien marqué "veuillez respecter la tranquillité des lieux". Si seulement ces pintades pouvaient la fermer deux secondes au lieu de raconter leur dernière cuite, qu'est-ce que la tranquillité des lieux serait mieux respectée, et si ces messieurs pouvaient un peu modifier leur regard de merlan frit face à ces pintades qui soudain semblent être devenues des gazelles ... Bon allez viens, Gégé, on y va !

1960 : Au revoir madame Gérard, et bien le bonjour à Monsieur votre mari, nous nous écrirons, n'est-ce pas, chère amie ?
2014 : Allez, bisou Copine, on s'envoie un texto et on essaie d'y aller ensemble mardi prochain ? Salue ton mec pour moi, et bise à ta puce.

In vinum veritas ?‏

Chers amis Volusiens et Volusiennes,

Hier j'ai effectué une étude sociologique absolument fascinante sur la gestion du taux de glycémie à travers les choix linguistiques propres à certaines régions de France.
En d'autres termes, comment dire que l'on est en aucune manière apte à reprendre la route après une soirée bien arrosée.
Nous ne parlerons pas de la femme qui, comme chacun le sait est toujours pompette. Ce terme manque cruellement de synonymes, contrairement aux insultes en "asse" affectées au sexe faible qui, elles, sont légion.

Dans le Nord, où votre humble servante a un peu vécu, les termes sont clairs et simples : ces messieurs sont "ivres" ou"saouls" , l'expression "avoir chaud à s'noreilles" a également été employée régulièrement en fin de repas dominicaux.
Dans le Sud-ouest, les expressions sont beaucoup plus variées : ces messieurs sont torchon-cartable, déchirés, minables,carpettes, roulés par terre, serpillère, et moultes expressions qui portent à penser que l'état visuel du sujet à haut indice glycémique présente un spectacle impropre à mettre en valeur la Nature Humaine.

Alors votre humble (et future Nobel de littérature) servante s'est interrogée sur l'intéressant clivage linguistique nord/sud.
Ce qui différencie notablement ces deux contrées est le climat. Envisageons donc la possibilité que les gens du Nord vont chercher en priorité la se mettre à l'abri du froid, tandis que ceux du Sud seront plutôt tentés de profiter des températures clémentes. Il est honnête de penser que le buveur du Nord va agir au chaud à la maison en famille, alors que celui du sud aura plus tendance à sortir dans des bars, pubs et autres terrasses proposées. Quelle en est la différence ? Et bien c'est évident, c'est le public. En effet, le gars du Nord aura un public restreint de proches qui trinquera gaiement avec lui, et qui, peut-être dans le même état, n'aura que peu de recul sur la situation, tandis que notre bonhomme du Sud, à la vue de tous, souffrira alors le regard de tous les passants qui le verront d'un point de vue tout autre, car en dehors de la terrasse. Ces passants seront donc aptes à donner une description beaucoup plus proche de la réalité, et ainsi émettre des comparaisons aussi poétiques que justes.

Mes amis, j'en conclus donc que dans le Nord, le petit coup incite à l'euphémisme, et dans le Sud, à l'hyperbole.

jeudi 27 novembre 2014

Tablette

Chers volusiens, chères volusiennes,

Suites à des demandes aussi nombreuses qu'embarrassantes, je me vois dans l'obligation morale d'écrire mon texte sur une tablette. Tout un poème, me dites-vous, mais pour les prochains jours, je ne dispose que de cette tartine plasticométallique pour satisfaire votre soif de haute littérature. Alors à coup de tiptips produit à chaque contact volontaire ou non de ma part, je produis un acte créatif à vous seuls destinés, et un peu à mon ego surdimensionné pour l'occasion. Dans cette expérience tablettiforme, je trouve tout à fait cocasse de constater que ces types de claviers sont conçus pour des doigts d'un diamètre approximatif de 0,3 mm. On peut donc émettre, selon une logique implacable, les hypothèses suivantes :

- les concepteurs ont eux-mêmes des doigts inférieurs au diamètre précité, ce qui nous amène à considérer deux possibilités : les programmeurs de tablettes sont soit des pygmées renvoyés de la chocolaterie Wonka, soit des enfants de moins de sept ans.
- Les commerciaux se balancent la cacahuète des propositions logiques des concepteurs et adaptent le format du clavier à une meilleure rentabilité. Ils pleureront plus tard lorsque leur travail ne pourra se faire sans qu'ils aient besoin à leur tour de fourrer leurs grosses patasses sur cette saloperie de biscotte géante.
- Une pitoyable erreur de saisie d'un stagiaire pistonné a donné lieu à un changement au tiers du format original des touches et repris par les différents espionnages industriels est maintenant institutionnalisée et c'est tant pis pour l'utilisateur.

Pour ma part je pencherais volontiers en faveur de la théorie des enfants eu égard à l'absence totale d'accents sur ces fichus bloc-notes de tablettes. Tout le monde sait que les accents et la grammaire, ça ne sert à rien ! J'illustre mon propos grammatico accentué : la différence est minime entre ces deux phrases : Bocassa mange et parle plus fort ou bien Bocassa mangé par le plus fort.
Messieurs les concepteurs de tablettes, vous n'êtes que des pousse-au-cannibalisme.

lundi 24 novembre 2014

Baptême, ce 24 novembre 2014


Voilà, ce blog commence par un titre fort explicite. Pourquoi l'ai-je choisi ? Et bien chers Volusiens, chères Volusiennes, la raison en est simple, tellement simple qu'il serait trivial de la signaler. Bonne soirée et à bientôt.

Comment ? Vous insistez ? Mais bien sûr que ça a un sens. Vous voulez le connaître ? Très bien, euh, voilà : tout a commencé un soir de beuveries. 
Une douce amitié entre une piña colada au tempérament affectueux et votre humble servante donna lieu à une discussion plus qu'animée sur le sens de la vie et la confection des macarons au chocolat. Les quelques proches qui m'épaulaient dans la dure tâche de fournir une raison d'être à cette boisson sucrée étions tranquillement en train de dire des âneries sans nom que seules les soirées entre potes peuvent susciter quand soudain, au détour d'un défi aussi crétin que passionnant, l'un d'entre nous (non, monsieur le Juge, je ne me souviens vraiment pas de qui c'était) eut l'idée de parler de géométrie sacrée. Et de bavarder sur le nombre d'or, dont le calcul est beaucoup plus simple à deux grammes dans le sang, de la forme des pyramides et des spirales des hypnotiseurs. Un autre défi lancé à deux grammes trois centra le sujet sur les différentes utilisations chez Madame de Rotschild de l'imparfait du subjonctif et de la pince à crustacés. Enfin, le passage de la barre fatidique des trois grammes nous donna l'occasion de chercher le point commun entre ces différents éléments.

Attendu que certains fumeurs nous empestaient malgré la loi promulguant l'interdiction d'empester,

Attendu que les formes spiralées et le passé simple du verbe vouloir se côtoyaient dans une conversation plus que hasardeuse,

Attendu que votre servante est landaise (40) et âgée de quatre décennies exactement (je suis au final plus proche de trente que de vingt, n'est-il pas ?)

Et attendu que de toutes façons, le mot volutes seul n'était pas accepté par blogspot, un petit farceur ayant anticipé mon futur succès s'empara du nom avant moi,

ce dernier s'intitule 40 volutes et puis c'est tout.

Bienvenue !

Chers Volusiens, chères Volusiennes, je vous souhaite la bienvenue sur cet espace.