Chers amis Volusiens et Volusiennes,
Hier j'ai effectué une étude sociologique absolument fascinante sur la gestion du taux de glycémie à travers les choix linguistiques propres à certaines régions de France.
En d'autres termes, comment dire que l'on est en aucune manière apte à reprendre la route après une soirée bien arrosée.
Nous ne parlerons pas de la femme qui, comme chacun le sait est toujours pompette. Ce terme manque cruellement de synonymes, contrairement aux insultes en "asse" affectées au sexe faible qui, elles, sont légion.
Dans le Nord, où votre humble servante a un peu vécu, les termes sont clairs et simples : ces messieurs sont "ivres" ou"saouls" , l'expression "avoir chaud à s'noreilles" a également été employée régulièrement en fin de repas dominicaux.
Dans le Sud-ouest, les expressions sont beaucoup plus variées : ces messieurs sont torchon-cartable, déchirés, minables,carpettes, roulés par terre, serpillère, et moultes expressions qui portent à penser que l'état visuel du sujet à haut indice glycémique présente un spectacle impropre à mettre en valeur la Nature Humaine.
Alors votre humble (et future Nobel de littérature) servante s'est interrogée sur l'intéressant clivage linguistique nord/sud.
Ce qui différencie notablement ces deux contrées est le climat. Envisageons donc la possibilité que les gens du Nord vont chercher en priorité la se mettre à l'abri du froid, tandis que ceux du Sud seront plutôt tentés de profiter des températures clémentes. Il est honnête de penser que le buveur du Nord va agir au chaud à la maison en famille, alors que celui du sud aura plus tendance à sortir dans des bars, pubs et autres terrasses proposées. Quelle en est la différence ? Et bien c'est évident, c'est le public. En effet, le gars du Nord aura un public restreint de proches qui trinquera gaiement avec lui, et qui, peut-être dans le même état, n'aura que peu de recul sur la situation, tandis que notre bonhomme du Sud, à la vue de tous, souffrira alors le regard de tous les passants qui le verront d'un point de vue tout autre, car en dehors de la terrasse. Ces passants seront donc aptes à donner une description beaucoup plus proche de la réalité, et ainsi émettre des comparaisons aussi poétiques que justes.
Mes amis, j'en conclus donc que dans le Nord, le petit coup incite à l'euphémisme, et dans le Sud, à l'hyperbole.
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