En compétition dans un concours de nouvelles, que ceux qui ont envie de me soutenir ne se privent pas, il auront eu le loisir de révéler le futur Nobel de littérature, en toute humilité, bien sûr !
http://short-edition.com/oeuvre/tres-tres-court/j-ai-laisse-ma-fille
mercredi 27 avril 2016
lundi 4 avril 2016
J'ai eu chaud !
Chères Volusiens, chères
Volusiennes,
Me voilà absente depuis
trop longtemps de ce blog, et je vous en présente mes excuses,
vénérés lecteurs. Il faut dire que j'avais de bonnes raisons :
j'ai subi une abduction extraterrestre. Ils ont amené mon corps
immobilisé dans un vaisseau qui ne ressemblaient à rien. Non pas
dans le style " coiffure ratée un lendemain de cuite",
mais plutôt, comment dire, c'était euh, assez ... mais pas ... ou
plutôt ... bref, rien de descriptible.
Je vois d'ici les
sourires goguenards des critiques littéraires qui croient, les
malheureux, que je tente tout simplement d'éviter fort
maladroitement un passage purement descriptif. A ces pauvres âmes,
je répondrait que d'une je ne me justifierai pas, et que de deux,
quand ils se seront farcis quelques semaines avec des ET, on pourra
en reparler, non mais.
Bref, disais-je,
kidnappée dans mon sommeil alors que je parvenais quasiment à
reprouver la théorie de la relativité, ou à prouver la relativité
des théories, je ne sais plus, je me retrouvai dans un caisson,
observée par des visages triangulaires aux yeux surdimensionnés et
aux lèvres inexistantes.
Ah donc, me dis-je
poussée par une compréhension aussi brutale que signifiante, les ET
sont danc des personnages de manga !
Je regrettai donc
amèrement de n'avoir pas plus attentivement regardé les Olive et
Tom de mon enfance, qui contenaient en un seul épisode, et même
plusieurs, le résoltion des théories de l'apesanteur, tant il est
vrai que leurs sauts en détente sèche pouvaient durer quatre
épisodes de vingt minutes et leurs traversées de terrain plusieurs
dizaines de kilomètres. Et un peuple qui maîtrise aussi bien
l'espace et le temps, on le respecte, bon sang !
Bref, je disais donc que
je ne faisais pas ma mariole, toute encaissonnée que j'étais; Et
par devers moi, je me lamentoie en proie aux plus violentes angoisses
et mes Volusiens et Volusiennes qui attendent après moi pour
leurs petits billets de concentré de talentueuse bonne humeur ! Que
vont-ils devenir ? Bref, le
coeur en larmes de vous avoir abandonné, je décidai de m'extraire
au plus vite de cette délicate situation.
Je
rappelle donc que j'étais figée dans un caisson fort confortable,
ma foi, délicatement capitonné, qui me maintenait le corps dans une
position telle que pas un seul de mes muscles n'était en tension,
sauf peut-être le muscle de la réflexion surprise. Il était de
plus maintenu à une température idéale, et je ne ressentais ni
faim, ni soif, ni peur. J'étais donc, disais-je, dans une détente
parfaite et paisible quand je ressentis le besoin urgent de ne pas
vous adandonner plus longtemps. N'écoutant que mon courage, je pris
la décision de réfléchir plus avant à la situation.
Diable,
me voilà en fort mauvaise posture, me dis-je tout en m'inquiétant
pour vous. Subitement, je vis une tête de manga m'apparaître devant
les yeux. Cet être était en train de positionner une paille sur ma
bouche qui commençait à avoir envie de crier, et j'eus rapidement
dans le palais un liquide très certainement empoisonné, mais qui
avait curieusement le goût de la tarte aux fraises de ma tante
Jacqueline. Tiens donc, me susurrai-je entre deux glouglous, ma tante
Jacqueline était donc une mangalienne ? Au final ça n'a rien de
surprenant, je n'ai jamais compris son goût immodéré pour la
dentelle anglaise et pour son chien informe au nom qui lui convenait
si bien : Spragfül.
Je
me débattis violemment, mais tout de même avec prudence car je ne
tenais pas à attirer leur attention en me renversant du jus de
Tantine sur le menton. Il fallait agir au plus vite avant que le
poisson ne fasse effet. Trop tard, je me sentis irrémédiablement
envahie d'une douce torpeur qui allait mettre mon projet à mal.
Quelques
heures plus tard, je me réveillai dans mon lit. Il s'était écoulé
plusieurs semaines.
dimanche 27 mars 2016
Rebecca
C'était un soir d'été, les champs à
perte de vue se coloraient de teintes rougeâtres, et Rebecca
contemplait le paysage. Elle aimait ce moment, celui-là même où
tous les éléments semblent s'accorder pour faire la paix : pas de
vent trop fort, juste une brise légère et rafraîchissante, la
chaleur faisait une pause, ainsi que les animaux, pour quelques
instants silencieux, le jour s'apaisait, la nuit s'invitait
tranquillement dans un tableau où seules les couleurs paraissaient
être prises de folie.
Son corps ne lui envoyait plus
d'informations violentes, il était caressé par cette douceur.
Elle aimait ce moment. Abandonnée à
elle-même, elle pouvait enfin, loin du vacarme de ses sens, ou du
activités de la journée, observer l'infinité de son être. Elle
ôta ses sandales, et foula ce sol un peu trop sec, encore
délicieusement chaud. En un instant, elle ne se différencia plus du
sol. La limite ténue et arbitraire de son corps se fondit jusqu'à
la terre qui la nourrissait. Consciente de ses poumons, elle ne sut
pas très bien à quel moment ils firent corps avec l'air qu'elle
respirait. Sa peau accepta instantanément les dernières caresses du
soleil jusqu'à se prolonger jusqu'au soleil. Elle ferma les yeux et
se ravit, ou plutôt fut ravie par l'infinité de son être, elle
contenait en elle la terre, le ciel, le cosmos, et son coeur qui
battait, qui battait, qui battait.
Rebecca contempla le battement de son
coeur,
Rebecca contempla le battement de la
Vie en elle.
Rebecca était la Vie.
Rebecca était.
samedi 26 décembre 2015
Le lion et la chouette
Le lion cet être prétentieux
Se croyait l'élu sous les cieux
Tous les jours il se pavanait
Pensant toujours être bien né
Assez souvent pendant la nuit
L'astre éclairant disait de lui
Il ne va pas durer longtemps
Le règne de ce fainéant
Se reposant sur ses lauriers
Pensant avoir tout mérité
Il oublie qu'il a du travail
Laissé en plan depuis un bail
Une nuit surprit le tyran
Laissant apparaître d'un coup
Un oiseau au visage blanc
Et son cri tel celui d'un loup.
Le roi n'en fut que peu troublé
Confiant qu'il ne pouvait tomber
C'est alors que la brave chouette
Lui fit ses besoins sur la tête.
"Comment osez-vous, misérable
Léser ma crinière honorable
Vous allez méritez le sort
Que voit tout condamné à mort."
Dans un tableau bien ridicule
L'on vit le roi se démener
Pour essayer d'emprisonner
Le bel animal qui hulule.
"Ouvrez les yeux et regardez
Monsieur qui sur le sol rampez
Votre pouvoir est illusoire
Si mal en pis vous l'employez
Il est grand temps de vous y mettre
Ou j'orne la royale tête
De quelque production unique
Ce faisant, je vous fais la nique."
Moralité :
Si roi vous voulez devenir
Dans un chapeau tient votre avenir.
vendredi 25 décembre 2015
Noël
Le père Noël observait ce petit garçon qui le fixait sans ciller.
"Alors Père Noël, tu ne m'as pas répondu, comment tu fais pour voler en traîneau, est-ce que vraiment tous les enfants du monde reçoivent des cadeaux ? Est-ce que tu n'as pas trop chaud avec ton manteau rouge quand tu es en Afrique ? Comment ils font, les rennes pour voler ? Comment tu fais pour livrer tous les enfants du monde la même nuit ?"
Le vieux monsieur était perplexe. Jamais on ne lui avait posé toutes ces questions, et il ne savait pas y répondre, il faisait son travail, tout simplement, sans se poser plus de questions.
"Alors vraiment tu ne peux rien me dire ? Mais je voudrais savoir. Et tous mes amis aussi."
Le brave homme eut une idée, et exposa au jeune garçon curieux sa vision du métier, de sa vie en somme. Le petit garçon écouta très attentivement ce que le bonhomme en rouge avait à dire, l'embrassa de toute la force de ses petits bras, et repartit chez lui.
Cinquante ans plus tard, un vieux monsieur au regard sage, fatigué, mais à l'étincelle enfantine encore bien présente, reçut la question de sa petite-fille "Dis Papy, comment il fait le Père Noël pour livrer tous les enfants d'un coup ? Et comment il fait pour voler, son traîneau ?"
L'Ancien donna alors à sa descendance la réponse que lui avait faite le vénérable Homme en rouge :" Dis-moi, ma petite fille, es-tu capable de me donner la preuve absolu qu'une personne ne peut être à deux endroits en même temps ?
- Euh, fit l'enfant, il faudrait vérifier partout sur la Terre.
- Exact, es-tu en mesure de m'affirmer qu'un objet ou un animal ne peut voler ?
- Les oiseaux et les avions peuvent voler, mais pas les rennes.
- As-tu déjà vu ces rennes de tes yeux ?
- Non, bien sûr que non.
- Donc rien ne s'oppose à ce que le père Noël puisse voler avec un traîneau.
-...
- Et surtout ma petite, préfères-tu croire que tout est possible, ou que le possible s'arrête à ce que tu connais ?"
La petite-fille d'Albert Einstein se tint coite, câlina son grand-père, et fila jouer avec son chat.
"Alors Père Noël, tu ne m'as pas répondu, comment tu fais pour voler en traîneau, est-ce que vraiment tous les enfants du monde reçoivent des cadeaux ? Est-ce que tu n'as pas trop chaud avec ton manteau rouge quand tu es en Afrique ? Comment ils font, les rennes pour voler ? Comment tu fais pour livrer tous les enfants du monde la même nuit ?"
Le vieux monsieur était perplexe. Jamais on ne lui avait posé toutes ces questions, et il ne savait pas y répondre, il faisait son travail, tout simplement, sans se poser plus de questions.
"Alors vraiment tu ne peux rien me dire ? Mais je voudrais savoir. Et tous mes amis aussi."
Le brave homme eut une idée, et exposa au jeune garçon curieux sa vision du métier, de sa vie en somme. Le petit garçon écouta très attentivement ce que le bonhomme en rouge avait à dire, l'embrassa de toute la force de ses petits bras, et repartit chez lui.
Cinquante ans plus tard, un vieux monsieur au regard sage, fatigué, mais à l'étincelle enfantine encore bien présente, reçut la question de sa petite-fille "Dis Papy, comment il fait le Père Noël pour livrer tous les enfants d'un coup ? Et comment il fait pour voler, son traîneau ?"
L'Ancien donna alors à sa descendance la réponse que lui avait faite le vénérable Homme en rouge :" Dis-moi, ma petite fille, es-tu capable de me donner la preuve absolu qu'une personne ne peut être à deux endroits en même temps ?
- Euh, fit l'enfant, il faudrait vérifier partout sur la Terre.
- Exact, es-tu en mesure de m'affirmer qu'un objet ou un animal ne peut voler ?
- Les oiseaux et les avions peuvent voler, mais pas les rennes.
- As-tu déjà vu ces rennes de tes yeux ?
- Non, bien sûr que non.
- Donc rien ne s'oppose à ce que le père Noël puisse voler avec un traîneau.
-...
- Et surtout ma petite, préfères-tu croire que tout est possible, ou que le possible s'arrête à ce que tu connais ?"
La petite-fille d'Albert Einstein se tint coite, câlina son grand-père, et fila jouer avec son chat.
vendredi 11 décembre 2015
L'expérience de trop
Il observa attentivement sa
collaboratrice, cherchant à déceler dans son regard le moindre
indice indiquant qu'elle plaisantait, et n'en trouvant pas, jeta
entre eux :
"C'est une blague, dis-moi que tu
rigoles." Elle planta son regard dans le sien, ne lui laissant
aucun doute sur ses intentions.
"On ne peut pas faire ça,
c'est... C'est ... contre nature, amoral, pas éthique. On ne peut
pas faire ça."
Il avait scandé sa dernière phrase,
comme si les mots prononcés plus fermement devenaient plus vrais de
la sorte. "Mais tu imagines, c'est une véritable amputation, on
va tous les rendre fous, ça frôle le génocide, c'est un génocide.
Nous sommes responsables d'eux. Certes, leur existence est vouée à
l'expérimentation, et nous ne nous en sommes pas privés, mais là,
ça va trop loin.
- Trop loin, je ne crois pas, c'est l'expérience finale qui nous permettra de voir si les différentes mutations apportées sont opérationnelles.
- NON ! ", Il avait hurlé sans s'en apercevoir, "Non, on leur a limé les dents, on leur a tondu leur fourrure, on a chimiquement trifouillé leur centre instinctif. Ils ont le bulbe rachidien en vrac les organes ou sous-régime, même un caillou pleurerait devant ce qu'on leur a infligés.
- Tu oublie qu'ils l'ont tous accepté, chacun d'entre eux.
Son ton froid et posé l'exaspérait
au-delà de tout.
- Mais ce sont des animaux à peine conscients de ce qui leur arrive, on ne peut pas dire qu'une fourmi choisit d'être écrasée ou une méduse de vivre dans tel ou tel océan, bon sang, il faut raison garder, et là, tu l'as clairement perdue.
- C'était le contrat de départ, et c'est comme ça, tu ne peux rien y faire et moi nous plus. Je te prie donc d'arrêter ce sentimentalisme déplacé. Ils ont donné leur accord autant que tu l'acceptes."
Il prit quelques minutes pour
rassembler ses idées, et plus il y pensait, plus ces pauvres bêtes
avaient effectivement demandé à être coupées. Insoutenable. Un
haut-le-coeur le saisit et il courut vomir dans les toilettes du
centre de contrôle. Puis il fut pris de sanglots incontrôlables, la
honte, la peur pour ces misérables bêtes, sa propre impuissance à
ce qu'elle osait appeler un choix lui coulaient par les yeux.
Il revint abattu dans le laboratoire,
vaincu, et ne put saisir dans sa détresse le regard rougi de sa
collaboratrice.
- "Alors on les coupe ... "Son ton était résigné, presque surpris.
Ils lancèrent le processus le
lendemain. Il s'agissait de les faire passer dans un champ
électromagnétique qui aurait pour effet de dissoudre le tube qui
les reliait au Générateur Central, et qui du même coup anéantirait
tout souvenir précédent cette opération. Ils ressortaient de là
perdus, terrorisés, comme fous, et nos deux amis assistaient à la
cruauté de ce spectacle. Ils l'ont choisi. Ils remirent
ensuite leurs petits Humains dans leur vivarium Terre.
mercredi 9 décembre 2015
Et maintenant je fais quoi ?
Ah,
cette merveilleuse période de la vie où l'on se retourne sur ses
choix sans trop savoir qu'en penser, les "si j'avais su",
les "j'aurais dû", et pire que tout les "je pouvais
mais je ne le savais pas". On se retrouve un soir de solitude à
faire et refaire un bilan illusoire des micro et macro-choix qui nous
ont amenés là où nous en sommes.
J'en
suis donc là, entre ma tisane et ma grosse envie de m'enfuir en
courant tout droit dans le ventre de ma mère qui, lui, était
incroyablement confortable. Pas de déplacements ingérables, de
calculs improbables de TVA, de quête au client qui vous fera la
grâce de vous choisir plutôt qu'un autre ... Mais bon, soyons
honnêtes, je ne pouvais pas choisir mon menu, et il y a tout de même
une limite à l'absence de choix que diable !
J'interroge
ma tisane, bon, et maintenant que je suis tétanisée de peur, que je
me demande pourquoi je me suis délibérément mise dans cette
situation, et bien sûr que je ne peux pas compter sur l'aide de qui
que ce soit, que fais-je ? La tisane me regarde paisiblement, berçant
tendrement les miettes de macaron qui churent malencontreusement de
ma bouche lors de ma dernière extase sensuelle datent déjà de
quelques minutes.
Et
bien tu l'as voulu tu l'as eu.
Débrouille-toi
toute seule.
Arrête
de te plaindre pour un rien.
Mon
cher mental culpabilisateur, je te demande de bien vouloir fermer ta
grande g... gigantesque capacité à dramatiser. Je vais m'adresser à
un autre interlocuteur. Plus sage, et dont je sais qu'elle a toujours
raison : la copain/copine team.
C'est
une connerie.
Tu
sais que c'est une connerie.
- Mental, tais-toi !
- Mais c'est pas moi ! C'est la Conscience.
- M'en fous, j'appelle mes copines.
Il
faut à X-OR moins de 5 centièmes de secondes pour se transformer en
shérif de l'espace.
Il
m'en a fallu 2 millièmes pour comprendre que mes cop's ne pouvaient
rien pour moi.
Réaction
numéro 1 : Oh toi, tu arrives toujours à t'en sortir. (ouais ben
là, je vois pas comment...)
Réaction
2 : Oh, toi et tes hauts et bas, on a l'habitude. (C'est pas agréable
pour autant).
Réaction
3 : La copine qui tente un soutien quand elle-même est au
trente-sixième dessous. En général, ça ressemble à un enfant de
trois ans qui essaye de servir un verre d'eau à un autre enfant de
trois ans : le geste est noble, mais quelque peu inefficace.
Réaction
4 : le copain qui a toujours une bonne solution comme aller boire un
verre, penser à autre chose, ou se trouver un mec pour la soirée.
Je
décide de revendre mon téléphone pour m'acheter une île déserte,
ou du chocolat, ou des macarons qui ne font pas de miettes.
En
même temps, c'est vrai que depuis huit lustres et des brouettes,
j'ai toujours fini par trouver une solution à tous les problèmes.
Mais
tu as vu dans quel état de te mets, tu devrais avoir honte !
Cerveau,
tais-toi.
Oui,
laisse-moi en placer une.
Qui
vient de parler ? C'est encore ma Conscience ?
Non,
c'est moi, le coeur. Alors maintenant que je peux enfin être
entendu, et que l'autre qui se prend pour le grand chef la ramène
moins, je vais t'expliquer deux trois trucs :
Et
d'une tu as fait des choix que je t'ai dictés, et pas le sieur
tronche de noix là-haut.
Et
de deux, forcément ça ne lui a pas plu, alors il se défend comme
un beau diable.
Et
de trois, c'est ton âme, donc toi, la personnalité en moins, qui
m'a dicté ces choix : tu voulais absolument développer de nouveaux
aspects de toi-même, on ne peux rien développer de neuf dans des
ancien systèmes.
Et
donc tout ceci part du postulat que tu te mets en situation pour
faire ce que tu est déjà capable de faire.
Alors
la peur est inévitable : ton cerveau te met en état d'alerte
maximum puisqu'il ne connaît pas la situation.
Mais
tes copines savent bien au fond d'elles que tu ne cours aucun risque.
Et toi aussi tu le sais.
Forcément vu sous cet angle, c'est un
peu différent. Alors la peur vient, elle passe, je la dépasse et me
surpasse.
Voilà,
tu as compris.
Et du coup en attendant je fais quoi,
moi ?
Mange
des patates.
Pardon ?
Mange
des patates, les émotions fortes, ça épuise.
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